Pour fuir la chaleur du désert les souverains almoravides aménagèrent, au XIIe siècle, cet immense jardin ombragé, où des centaines de figuiers, d'oliviers, d'abricotiers et autres orangers sont toujours irrigués par des canalisations creusées à la même époque par les almoravides.
Le jardin de l'Agdal fut plusieurs fois agrandi sous le règne des Saadiens puis réaménagé au siècle dernier. Il renferme deux bassins dont le plus grand date de l'époque almohade.
Dans ses eaux se mire le DAR El.-HANA, un palais en ruine de la période saadienne. Au coeur du jardin se détache un kiosque à colonnes, dont les murs, découpés à jour, soutiennent un plafond richement décoré, surmonté de tuiles vernissées turquoise.
Vergers sans fin, témoignant d'un génie précoce en matière de techniques d'agriculture et d'irrigation. En été, ces paradis terrestres permettaient de goûter aux plaisirs du bruit de l'eau ruisselante, mélangé au crissement des feuilles d'arbres, quand la température devenait insupportable .
